• 06/02/2023
  • Par binternet
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Entre 2008 et 2019, la Nièvre a perdu 16.201 habitants [carte]<

Entre 2008 et 2013, la Nièvre a perdu 5.432 habitants et 10.769 entre 2013 et 2019. Tels sont les premiers chiffres à retenir de la publication de l’Insee Bourgogne Franche-Comté sur la population légale dans notre région au 1er janvier 2019. Certes, nous sommes à l’aube de 2022 et les données ont évolué, à la hausse ou à la baisse, mais ces statistiques apportent un éclairage sur notre démographie. Et il en ressort que sur les huit départements de Bourgogne-Franche-Comté, c’est le nôtre qui est le plus touché : « dans la Nièvre, la perte de population amorcée depuis une cinquantaine d’années continue et s’amplifie. C’est le département qui connaît le décrochage le plus important avec la Martinique ». Au 1er janvier 2019, notre population légale était de 204.452 habitants contre 220.653 en 2008.

Sur cette même période, la Côte-d’Or et le Doubs sont les deux seuls départements à gagner encore des habitants. « Ils le doivent notamment à un solde naturel toujours positif grâce à la jeunesse de leur population ». Leur croissance démographique est toutefois inférieure à la moyenne nationale. Dans le Jura et en Saône-et-Loire, la baisse de population est peu marquée. La Haute-Saône et le Territoire de Belfort perdent désormais des habitants alors que dans l’Yonne, la déprise démographique date d’une dizaine d’années.

Quelques villes principales à la loupe

En s’intéressant à quelques grandes villes de la Nièvre, on note de fortes baisses, de la stabilité, mais également des hausses. Ainsi, Nevers, ville préfecture, comptait 37.556 habitants en 2008 et 33.005 au 1er janvier 2019, soit une différence de 4.551. Les statistiques de l’Insee montrent que la perte la plus importante sur la période concernée se situe entre 2008 et 2013, le total de population passant de 37.556 à 34.841.

Entre 2008 et 2019, la Nièvre a perdu 16.201 habitants [carte]

Autre ville importante de notre département, Cosne-sur-Loire. Là encore, les données font état d’une perte réelle, la commune passant de 11.065 habitants en 2008 à 9.589 en 2019. En revanche, Varennes-Vauzelles affiche une stabilité. Ainsi, en 2008, la population légale de la cité cheminote était de 9.366 habitants. Après une légère hausse en 2013 pour atteindre les 9.440, les chiffres de 2019 font état de 9.201 âmes.

À Decize, la perte est là encore réelle. La commune comptait 5.831 habitants en 2008 contre 5.233 en 2019.

En revanche, à Clamecy, la baisse est plus marquée. Si la cité des flotteurs affichait 4.331 habitants en 2008, ils étaient 3.590 en 2019, soit une baisse de 741.

A contrario, des villes nivernaises affichent un gain plus ou moins net. C’est par exemple le cas de Garchizy qui passe de 3.669 habitants en 2008 à 3.740 en 2019. C’est également le cas à Coulanges-lès-Nevers qui comptait 3.489 âmes en 2008 et 3.724 en 2019. Chaulgnes montre également une augmentation de sa population qui était de 1.349 en 2008 pour atteindre 1.503 en 2019.

En s’attardant sur les communes de moins de 1.000 habitants, on remarque là aussi des disparités. Tracy-sur-Loire, par exemple, est marquée par une très légère hausse, passant en une dizaine d’années de 969 à 986. À Varennes-lès-Narcy, c’est un peu plus marqué avec 799 habitants en 2008 pour 928 en 2019.

Quant à Moissy-Moulinot, qui est toujours la ville la moins peuplée de la Nièvre, la perte, ramenée au volume de population, est importante avec 26 habitants en 2008.

Texte : Denis Chaumereuil Infographies : Lara Payet