• 06/11/2022
  • Par binternet
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“Le surf a un côté sain, une réelle connexion avec la nature” : rencontre avec Jeremy Florès qui revient sur les moments marquants de sa carrière<

J’ai commencé à surfer sur l’île de la Réunion, j’avais la chance d’habiter pas très loin de la mer, et déjà très jeune je jouais au bord des vagues sur des morceaux de planche, des bodyboards. Mon père surfait, il m’a mis sur des vagues avant même que je sache nager. J’ai commencé à vraiment surfer avec des brassards dès 3 ans, sur la plage de Boucan Canot à la Réunion.

Le surf était représenté pour la première fois aux Jeux olympiques, penses-tu que cela va contribuer à son essor ?

Oui et non. Oui car j’ai été impressionné par l'ampleur et l’engouement qu’il y a eu autour des JO et de l’épreuve de surf. Mais même si c’était les JO, l’épreuve de surf en elle-même était assez amateur, dues aux vagues et aux conditions pas terribles. C’était une immense fierté de pouvoir participer au plus grand événement sportif du monde mais nous avons déjà un tour professionnel, la WSL (World Surf League), qui a toujours été la priorité. Il y a déjà des millions de personnes qui suivent ce tour pro, mais en raison des JO, beaucoup plus de personnes ont découvert la discipline. Malheureusement, vu les conditions et les vagues, je ne suis pas forcément sûr que ça ait donné une image très positive de ce sport ! J’espère tout de même que cela va donner envie aux gens de le découvrir un peu plus.

Les vagues de Tsurigasaki aux JO de Tokyo étaient-elles les pires conditions que tu aies rencontrées en compétition ?

“Le surf a un côté sain, une réelle connexion avec la nature” : rencontre avec Jeremy Florès qui revient sur les moments marquants de sa carrière

Parmi les plus pourries oui ! (rires) C’est dommage car les Japonais ont créé une structure énorme et incroyable, on a été très bien accueillis, mais les conditions et les vagues n’étaient pas au rendez-vous. C’était la tempête, la pluie, le vent, l’eau marron… En tant que surfeurs, ce n’est pas la première fois que l’on surfe des vagues comme celles-là, mais pour quelqu’un qui découvre le surf à la télé, ça ne donne pas forcément envie. Mais en 2024, ce sera sur le spot de Teahupoo à Tahiti, et cette fois les spectateurs vont en prendre plein la vue !

Quel est ton meilleur spot de surf ?

Il y en a tellement dans le monde, si je devais en choisir un ou trois, je dirais :