• 26/12/2022
  • Par binternet
  • 534 Vues

La spectatrice à la pancarte du Tour de France devant le tribunal le 14 octobre<

Sa garde à vue a pris fin dans la matinée, avait indiqué un peu plus tôt à l'Agence France-Presse le commandant du groupement de gendarmerie du Finistère, le colonel Nicolas Duvinage.

La jeune femme, âgée de trente ans et originaire du nord-Finistère, est poursuivie pour mise en danger d'autrui par violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité, ainsi que pour blessures involontaires ayant entraîné une incapacité de travail n'excédant pas 3 mois par manquement délibéré à une obligation particulière de prudence ou de sécurité, rappelle M. Miansoni.

Elle s'était rendue avec son compagnon mercredi à la mi-journée à la gendarmerie de Landerneau, chargée de l'enquête, ne supportant plus la pression médiatique autour de cette affaire. Elle avait dans la foulée été placée en garde à vue. Celle-ci avait été prolongée jeudi afin notamment de poursuivre les investigations sur les aspects médico-légaux, certains coureurs blessés ayant poursuivi la course, avait expliqué le procureur.

En droit français, le terme garde à vue fait référence a une mesure par laquelle la police judiciaire retient dans ses locaux, pendant un délai fixé par la loi (de 24 à 48 heures), toute personne, qui, pour les nécessités d'une enquête, doit rester à la disposition des services de police.

La spectatrice à la pancarte du Tour de France devant le tribunal le 14 octobre

La mise en cause a exprimé un sentiment de honte, de peur face aux conséquences de son acte. Elle se dit angoissée par le retentissement médiatique de ce qu'elle appelle +sa bêtise+, avait souligné jeudi M. Miansoni.

Samedi, lors de la première étape du Tour, la spectatrice agitait une pancarte en tournant le dos au sens de la course. Elle a été percutée par le peloton, provoquant la chute de nombreux coureurs à 45 km de l'arrivée. Plusieurs cyclistes ont été blessés et ont dû abandonner à la suite de l'accident. Un appel à témoins avait été lancé dans la soirée pour la retrouver.

Sur la pancarte de la femme, vêtue d'un ciré jaune et portant une casquette verte, on pouvait lire Allez opi-omi!, ce qui signifie en allemand Allez papy-mamie!, laissant penser qu'elle était allemande. Il s'agissait d'un message affectueux à l'attention de ses grands-parents, spectateurs inconditionnels et assidus du Tour de France, avait expliqué M. Miansoni, précisant que sa grand-mère était d'origine allemande.

Le jeune femme ne se serait pas rendu compte immédiatement de la portée de l'accident et aurait eu besoin de temps pour digérer ce qu'elle a vécu, a-t-elle confié aux enquêteurs. Elle-même a été légèrement blessée dans la collision.

Le Tour de France a retiré jeudi la plainte déposée contre elle afin d'apaiser les choses. Une autre plainte a été déposée par l'association suisse Cyclistes professionnels associés, selon M. Miansoni.

Depuis le départ de Brest le 26 juin, l'édition du Tour de France 2021 a été marquée par plusieurs chutes spectaculaires.

À lire aussi :