• 21/01/2023
  • Par binternet
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Haute-Garonne : le cimetière animalier de Beaumont-sur-Lèze, "c’est avant tout une histoire d’affection »<

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Religion,Animaux,Toulouse
Publié le , mis à jour

l'essentielÀ la Toussaint, même les tombes des animaux de compagnie sont fleuries au cimetière de Beaumont-sur-Lèze, au sud de Toulouse. Haute-Garonne : le cimetière animalier de Beaumont-sur-Lèze, Haute-Garonne : le cimetière animalier de Beaumont-sur-Lèze,

En ce jour de Toussaint, Jacqueline, 84 ans, est arrivée au cimetière animalier de Beaumont-sur-Lèze, au sud de Toulouse, avec deux petites fleurs en plastique fuchsia dans les mains, une balayette et des lingettes. Elle vient s’occuper de la tombe de son chien Mathias, un superbe Lhassa Apso, avec lequel elle faisait des concours de beauté. « Je lui ai pris, ici, un petit caveau à perpétuité », annonce la retraitée. Plus haut, Françoise, accompagnée de Thomas, arrache quelques mauvaises herbes entre les graviers de la tombe de Daïka, située au début de l’allée des Canaris. « Ce labrador m’a accompagné pendant plus de 12 ans », précise Françoise. Si elle a choisi d’enterrer cette bête ici, « c’est pour avoir l’impression de l’avoir pour toujours », glisse-t-elle. Le couple dit rendre visite à leur chienne « trois à quatre fois par an ».

Princesse, Pompon, Kiki...

Cannelle, Nono, Berlioz, Titou, Trésor, Siska, Clarinette, Poupi, Princesse, Pompon, Kiki… sont autant de prénoms que l’on peut lire sur les 630 tombes qu’abrite ce cimetière animalier. « À 90 %, nous avons des chats et des chiens. La loi ne nous autorise pas à enterrer une bête de plus de 40 kg. Par exemple, quand on nous demande pour des chevaux, on ne peut pas », précise Patrick Choyer, le tout nouveau président de l’association « Maurice Massonnier », qui gère les lieux depuis 1991. En ce jour de Toussaint, c’est lui qui accueille les visiteurs qui viennent se recueillir sur les tombes de leurs animaux. Depuis l’an dernier, le cimetière est divisé en allées. Chacune porte des noms d’oiseaux : allée des tourterelles, grives, geais,.. «C’est une initiative du salarié du cimetière. Tout est répertorié, il est plus facile de s’y retrouver », reconnaît Patrick Choyer.Mais qu’est-ce qui pousse les gens à enterrer leurs animaux ici ? « C’est principalement une histoire d’affection. Depuis 30 ans, l’animal prend une place de plus en plus importante dans nos vies. Ils sont considérés comme des membres à part entière. Les personnes qui viennent les enterrer ici, le font pour garder le souvenir », poursuit Patrick Choyer, lequel a inhumé «deux chiens, Varna et Casimir et quatre chats » dans ce cimetière.Créé en 1968, sur une initiative de Maurice Massonnier, le cimetière de Beaumont-sur-Lèze est géré par une association. Cette dernière emploie un salarié qui travaille au cimetière trois heures par jour. « Il fait tout : l’entretien, les enterrements, la fabrication des cercueils, les fosses… En ce moment, il ramasse les feuilles qui tombent de partout… » note Patrick Choyer. Pour bénéficier d’une tombe, les adhérents de l’association déboursent 60 € par an et 90 € le jour de l’enterrement. Parce que quand on aime, on ne compte pas…

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