• 24/10/2022
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Démographie en Pays Basque : le prix de l'immobilier première raison de la fuite des habitants sur la côte<

Société
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ParBixente Vrignon, France Bleu Pays Basque
Bayonne

La population s’accroît à l'arrière du littoral mais elle stagne en bord de mer, tandis que l'exode rural se poursuit au Pays Basque. "A 6.000 euros le mètre carré, la population locale ne peut plus suivre" déplore le maire de Ciboure.

Ce sont les étrennes de l'Insee (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques). Chaque année, les chiffres des populations légales par bassin de vie sont dévoilés. Pas de surprise dans les dynamiques démographiques : avec 5.979.778 habitants, la Nouvelle-Aquitaine progresse, tout comme la communauté d'agglomération Pays Basque (CAPB). Elle compte désormais 312.278 habitants. Ce sont les chiffres de 2018 que publie l'Insee dans ses rapports de ce 1er janvier, le temps pour les statisticiens de compiler et vérifier toutes les données.

Démographie en Pays Basque : le prix de l'immobilier première raison de la fuite des habitants sur la côte

Bayonne continue à gagner des habitants avec 52.569 personnes, tout comme Anglet, et Biarritz, qui freine sa chute démographique avec 467 habitants supplémentaires en cinq ans. Viennent ensuite Hendaye, Saint-Jean-de-Luz puis Urrugne, qui entre dans le cercle des communes de plus de 10.000 habitants en ayant gagné 2.206 habitants en dix ans. A l'inverse, Ciboure dégringole en passant de la 8e à la 13e position des communes les plus peuplées.

Raison principale : le prix du mètre carré

Ciboure connaît une véritable saignée : 10% d'habitants en moins chaque année. Pour le tout nouveau maire de la commune, Eneko Aldana, la raison est simple : "Ce n'est pas surprenant mais très inquiétant. Quand on arrive à une moyenne de 6.000 euros le mètre carré sur la commune, la plupartde la population cibourienne ne peut plus suivre."

En revanche, la commune voisine d'Urrugne explose et passe la barre des 10.000 habitants. Là aussi, la majorité municipale a changé, en partie à cause de cette pression foncière, pour le nouveau maire Filipe Aramendi : "On sait très bien que beaucoup de programmes de constructions ont été laissés entre les mains des promoteurs privés, c'était une volonté politique. Et les prix pratiqués ne sont pas destinés à la population locale mais à la population aisée venue de l’extérieur."

Bixente VrignonFrance Bleu Pays Basque