• 12/01/2023
  • Par binternet
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Au milieu des jeunes LR, Michel Barnier se taille un costume de "favori"<

L’applaudimètre en dit long… Dès les premières minutes de la rentrée des Jeunes Républicains, une courte vidéo salue les victoires des candidats de droite aux régionales. Le visage de Christelle Morançais (Pays de la Loire) apparaît, provoquant un tonnerre d’applaudissement, puis celui de Jean Rottner (Grand Est), applaudissements encore…

Suit la photo de Renaud Muselier (Paca), des huées parcourent les rangs, pour Xavier Bertrand (Hauts-de-France), la salle gronde et se calme lorsqu’apparaît à l’écran Valérie Pécresse (Ile-de-France).

Les inimitiés des jeunes LR sont claires. Cette réunion de rentrée avait, en effet, valeur de test pour les candidats à l’élection présidentielle. Au-delà du débat sur les primaires, il s’agissait, pour les Jeunes Républicains, de mettre en scène leur préférence. Or le grand gagnant de la journée est clairement Michel Barnier. Arrivé vers 15 h 30 au parc Floral de la porte de Vincennes, il multiplie les selfies et les poings contre poings. Il donne des conseils aux militants qui viennent le voir comme s’il était déjà leur leader officiel : "Il ne faut pas attaquer les autres candidats car on va avoir besoin de se rassembler. Si je suis désigné par cette famille, il faudra que j’aille voir Xavier Bertrand pour qu’on parle", lance-t-il aux uns. "Soyez patients, il ne faut pas vous épuiser sur le terrain dès maintenant", conseille-t-il aux autres.

"Je n’ai pas de fébrilité"

L’air faussement décontracté, l’ancien ministre de Jacques Chirac et Nicoals Sarkozy semble apprécier ce bain de foule. "Je marche au milieu de la route, nous confie-t-il, je n’ai pas de fébrilité. Je suis assez confiant dans le bon sens de cette famille politique".

Au milieu des jeunes LR, Michel Barnier se taille un costume de

Une heure plus tard, la salle l’accueille, débout, pour le débat qu’il anime sur l’Europe. "C’est une chance d’accueillir un candidat qui est toujours resté dans notre famille et qui est candidat non pas à une primaire de la droite mais à l’élection présidentielle", lance Nadine Morano.

Dehors un groupe de militants venus de Grenoble et soutien de Laurent Wauquiez sont aussi derrière l’ancien commissaire européen. "Nous sommes un peu orphelins de candidats", confient, à La Dépêche du Midi, Yannick, Hanane, Luc et Alexis. Ils ajoutent qu’ils ne soutiendront jamais Xavier Bertrand "s’il ne se relégitime pas en se soumettant à des primaires". "On ne va pas soutenir quelqu’un qui nous a trahis", se lâche encore le groupe. Et de conclure : "On pense que Michel Barnier peut être rassurant. De plus, il parle avec Julien Aubert (qui incarne la droite des LR) et il a repris certaines de ses idées. C’est notre favori".

"On est de droite"

A coté, les équipes de Xavier Bertrand ne se démontent pas et ignorent superbement les critiques qu’ils entendent : "Les militants, je les connais. Dans le Nord, ils nous disaient : "On ne fera pas campagne pour Bertrand" et dès que la campagne a commencé, ils étaient là", nous assure l’un des députés soutien du candidat qui ajoute : "Si Barnier est choisi lors d’une primaire, on entamera des discussions".

À deux pas de là, se termine un débat sur les questions de sécurité. Éric Ciotti, lui aussi candidat à la candidature, y était attendu mais son avion ayant du retard, il ne se montrera qu’à 18 h 30. Il est accueilli par un petit groupe de jeunes qui entonnent : "On est de droite" alors qu’il salue Nadine Morano. L’arrivée de Valérie Pécresse, vers 19 heures, provoque une grosse bousculade, essentiellement de journalistes qui l’isolent des militants. Elle est applaudie alors qu’un "Wauquiez président" s’élève. "Parce que j’ai fait le choix de l’unité et du rassemblement, j’ai fait le choix de jouer collectif", lance-t-elle. Faisant fi d’oublier qu’à la fin, il n’en restera qu’un(e)…